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salem center: Chuck Norris
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jeudi 3 juillet 2008

DELTA FORCE 2 (AARON NORRIS, 1990)


On se croirait en plein dans les années 80, et bien non, c’est le tout début des 90’s! Aaron Norris met en scène son frère Chuck dans cette suite au film de Menahem Golan, habituellement producteur, et qui précède l’opus réalisé par Sam Firstenberg (Le Ninja blanc, c’était lui!).
Delta Force 2 donc, qui est une production agréable et qui semble bénéficier de pas mal de brouzoufs! Les scènes d’action sont plutôt correctes, et les explosions explosent vraiment! On est dans du Chuck Norris de facture relativement correcte, et cette histoire de démantèlement de trafic de drogue se suit avec intérêt.
Ce qui doit aussi beaucoup au casting, avec un Billy Drago mielleux et totalement pervers dans le rôle du chef des trafiquants. Il promène sa silhouette avec une sensualité homosexuelle palpable, ce qui ne trouble pas pour autant le barbu texan. L’hilarant John P. Ryan joue quant à lui le général Taylor, une version très joviale du lieutenant-colonel Kilgore dans Apocalypse now! Son trip à lui, ce n’est pas l’odeur du napalm le matin, mais mitrailler des trafiquants colombiens du haut de son hélicoptère, ce qui semble être relativement jouissif. Ryan semble constamment sous acide, et c’est avec un sourire éternel qu’il traite sa mission. Plus fun que Trautman, plus drôle que Kilgore, le général Taylor a la classe américaine…



Le Chuck des années 90 est barbu et brun, contrairement à ses débuts où sa moustache blonde lui donnait un air plus frêle. Entre les Portés disparus et les Delta Force, Chuck Norris a quand même fait 5 ou 6 fois le Vietnam, ce qui l’a légèrement endurci. Aidé de son frangin Aaron depuis Portés disparus 3, la paire Norris nous offre des perles comme Hitman, Hellbound ou encore Forest Warrior (ce dernier est quand même assez insupportable, c’est une production Disney avec tout plein de mioches dedans et un Chuck qui se transforme en aigle, en renard ou en ours. Ouais je sais ça a vraiment l’air sympa, mais je vous assure que c’est un calvaire!).



Souvent décrié, le Chuck reste une valeur sûre du film d’action décérébré, qui fait toujours du bien après de longues journées de travail. La portée de son œuvre n’a pas l’ambition d’un Kubrick, mais qu’est-ce que c’est classe de voir de bons gros Américains péter leur gueule à toutes les formes de dictature et de trafics dans le monde! A l’écran en tout cas ça le fait, la réalité est une toute autre histoire…
Bref, si vous êtes capables de faire une distinction entre la lourdeur d’un Walker Texas Ranger et la cool attitude d’un Force one, alors ce Delta Force 2 devrait vous plaire… Vivement que je choppe Top Dog, ou Norris fait équipe avec un partenaire aux longs poils. Ca je sens que ça va bien me botter!

mardi 18 mars 2008

LA FUREUR DU JUSTE (ERIC KARSON, 1980)


Chuck est de retour, et cette fois-ci il va s’attaquer à une armée de ninjas mené par nul autre que son propre frère! Le pitch est savoureux, et le film aussi. Merci le double digipack édité par Fravidis, incluant Force One et La Fureur du Juste!
Légèrement supérieur à Force One, cette Fureur surfant sur celle du Dragon met en scène Scott James, sorte de justicier mi-texan mi-allemand à la moustache fournie et au pied leste. Comme dans la production précédente, Chuck Norris incarne un homme que le destin va confronter au Mal. Sauf qu’ici, il connaît son ennemi depuis toujours, ce qui pourrait même faire passer le film pour une tragédie grecque… Avec des ninjas! C’est bien connu le ninja est timide et aime s’entraîner loin de la bruyante civilisation. Alors quoi de mieux qu’un complexe en plein milieu du désert? C’est justement là que Chuck/Scott va tenter de s’infiltrer…
Mais l’intrigue écrite par Leigh Chapman (une femme pour la petite info!) va mêler femme manipulatrice, mercenaires sans scrupules (avec Lee Van Cleef en chef!), dialogues savoureux et partenaire benêt. Des flashbacks vont ponctuer le récit afin de lui apporter une certaine consistance, et le tout est emballé par le faiseur Eric Karson qui signera encore une poignée d’œuvres aux noms évocateurs comme Le Camp de l’Enfer ou Black Eagle-l’Arme absolue (avec JCVD!). Un produit calibré et de bonne facture, qui permet de mettre en avant les prouesses de Chuck, qui donnait encore bien de la tatane à l’époque. A ce titre la dernière séquence très jeu vidéo voit un héros aux prises avec des dizaines d’adversaires, tout en passant d’un lieu à l’autre jusqu’à atteindre le boss de fin de niveau. C’est sympa, ça se prend bien au sérieux tout en se tirant dans les pattes avec les incohérences scénaristiques, et c’est pourquoi on aimera toujours voir des nanars!



Les quelques plus à noter dans ce film: tout d’abord, l’utilisation d’une voix off très drôle (à voir en VF évidemment!) avec un Chuck qui réfléchit, et en même temps limite schizophrène. Un procédé censé apporter plus de profondeur au personnage donc, mais les chuchotements intérieurs de Chuck sont absurdes comme on les aime. La musique est une composante plutôt agréable avec ses sonorités old school, ce qui était aussi le cas dans Force One. Une ambiance cool correspondant au personnage quoi! Ensuite, un Chuck qui ne drague pas n’est pas un vrai héros, et le coup de la panne de la demoiselle sera évidemment gratifié d’une phrase culte du karatéka moustachu: « Ah j’peux peut-être venir me mettre derrière vous et vous poussez, à condition que les pare-chocs soient à la même hauteur. » Si c’est pas une proposition subtile ça!
Bref encore une réussite dans le monde du nanar et du film d’action, et cette première période de Chuck vaut le coup d’y jeter un œil. Sans jeu de mot avec Œil pour Œil évidemment…


samedi 15 mars 2008

FORCE ONE (PAUL AARON, 1979)


Vous connaissez sûrement Chuck Norris comme le rédempteur républicain qui vient vous secouer (pas trop violemment) à l’heure de la sieste le dimanche après-midi sur TF1. Mais le Texas Ranger dénommé Walker était bien sûr une star du cinéma dans les glorieuses 80’s, et vous n’avez probablement pas pu échapper aux multiples rediffusions d’Invasion USA ou Delta Force 2 à l‘époque (tiens, sur TF1...). Mais loin de ces titres qui l’ont hissé au sommet, Chuck a connu une période plus obscure mais tout aussi intéressante; c’est la période moustache, où il combattait le crime sous toutes ses formes avec un physique à faire pâlir un teuton pure souche. La coupe Playmobil et la moustache blonde, il en a fait tomber plus d’une le salaud!



Que ceux qui se plaignent du schéma archétypal de tous ses films apprennent à saisir toutes les nuances annexes à l’intrigue de base. Bien sûr que Chuck est le champion du monde de karaté et/ou un soldat d’élite et/ou un flic tenace et incorruptible, et qu’il va botter le cul sévère à tous les trafiquants de drogue, proxénètes, psychopathes et politiciens véreux. C’est qu’il a la justice dans le sang Chuck, et ça depuis sa dernière épilation administrée par Bruce Lee dans La Fureur du Dragon. Mais le classicisme de son œuvre (d’aucun diront le vide, mais je ne les suivrai pas!) recèle des perles intenses et inattendues, notamment dans les dialogues. Alors même si vous devez vous taper un Chuck, vous pouvez être sûr qu’à un moment, entre le tabassage du dealer du coin et votre retour des chiottes après un pack de bière, vous tomberez immanquablement sur un moment complètement « Chuck Norris ». Un exemple dans ce Force One avec le jeu de mot ultime du maître, qui parle d’une jolie policière qui ne lui est pas indifférent: parlant d’elle à une collègue (secrètement amoureuse de Chuck bien évidemment), il lui dit « Elle fait honneur à la police, et ma parole d’honneur elle a la peau lisse! ». Tout le charme et la délicatesse de Chuck condensé en une phrase emplie d’une poésie d’un autre âge...




Car Chuck ne fait pas que mettre ses pieds dans la gueule, il drague sec aussi. Et sa méthode éprouvée à base de testostérone et de moustache fonctionne à tous les coups! C’est ainsi qu’il flirte gentiment avec la policière tout en menant son enquête sur un trafic de drogue. Les hommes aimeraient ressembler à Chuck, et les femmes aimeraient que leurs homme ressemblent à Chuck. Un succès sans limite pour un homme modeste qui aime à s’entraîner dans l’odeur âcre de transpiration d’une bonne salle de sport à l’ancienne. Parce qu’il est quand même champion du monde dans le film, et qu’il va affronter son ami dans un combat pour le titre.
Entre combats mous et quelques prouesses physiques quand même, Force One reste dans la droite ligne des films d’action de l’époque, et l’absurdité des situations additionnée à l’originalité des dialogues fait de ce film un bon Chuck.
En prônant des valeurs humanistes (le sport comme ouverture d’esprit, et la séquence avec les jeunes vaut le coup d’œil!) et une vie simple et belle, Chuck se la joue cool et lover. Mais quand sa famille est mise en danger, alors le justicier se réveille, et le David Douillet se transforme en Punisher! Ha, on les avait prévenus ces cons qu’il ne fallait pas jouer avec Chuck! Ils n’ont plus qu’à en subir les conséquences…

Un dernier conseil si vous avez envie de vous tordre de rire: allez sur Chuck Norris facts-fr…