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mardi 24 juin 2008

GREMPELTURNIER BASKET-BALL 2008 DE REININGUE

Le grempelturnier est une tradition en Alsace, où différentes équipes s’affrontent sur un terrain de sport dans la bonne humeur. C’est une compétition tout ce qu’il y a de plus amicale, ce qu’atteste tous les ans les déguisements des joueurs. C’est une sorte d’institution locale qui est très populaire dans le milieu du foot, et qui n'oublie jamais de se conjuguer avec des litres de bière dès 9h du matin. Par contre, je ne connaissais pas l’existence de grempelturnier de basket, et c’est avec joie que j’ai accepté de remplacer à la dernière minute un participant malheureusement blessé. C’est ainsi qu’est née l’équipe Slam Drunk

Le déguisement est la première étape pour entrer dans un tournoi de ce genre. Après de mutiples délibérations, introspections et autres trucs en -ion, nous sommes tombés d’accord sur le look que nous allions afficher: nous serions des adeptes du métal purs et durs! T-shirts à têtes de mort, cheveux rouges, violets et bleu, nous étions fin prêts pour affronter nos adversaires!
Arrivée à 8h52 à Reiningue. Le premier match est à 9h, donc plus le temps de s’échauffer. Jimmy, Julien, Claude, Sophie, Anne, Estelle, Lucas et Luca, et moi-même affrontons nos premiers adversaires, les Estabanis. Alors j’ai cherché sur internet pour trouver la signification de ce mot, mais nada, j’ai rien trouvé! Des adversaires bien mystérieux en somme, pourtant vêtus de manière plutôt flashy! On joue sur des demi-terrains, puisqu’il y a 2 poules de 9 équipes. Estelle et Anne se lâchent direct! On l’a emporté 8-6 dans un match de conditionnement déjà bien crevant!
9h50: on va tenter de plumer les Flamants roses, qui tiennent pourtant plutôt bien sur leur 2 pattes! Mais on persévère, et notre trio de choc Jimmy-Julien-Claude fait des merveilles! Résultat: 12-8.
10H40: cette fois, nous nous retrouvons face aux Looz! Encore une équipe sympathique, mais que nous parvenons encore à battre. Score: 22-8.
Il fait chaud, on a soif. 11h10: nous nous retrouvons face aux joueurs du BSR1, qui semblent avoir encore plus soif que nous vu le nombre de bières qu’ils s’enfilent les unes après les autres depuis l’ouverture matinale du bar! On m’apprend que BSR signifie Blue Star Reiningue, et qu’il s’agit de l’équipe locale de foot. Tout de suite je comprends mieux… Alexandra nous rejoint pour mieux les faire plier, et nous parvenons à les battre 12-8, bien que leur manière de jouer soit en fait très perturbante.
11H50: BSR 2: encore des gars qui titubent, et on les claque 10-2. Putain j’ai bouffé du Yop moi ce matin!


12h30: rencontre contre les Schtroumpfs, qui ne sont pas des adultes fans des soirées gloubi-boulga comme on pouvait le craindre au départ, mais des chtis n’enfants qu’on aurait eu tort de prendre à la légère. Ils nous ont claqué d’entrée de jeu un point sans qu’on le voit venir, et ces petits gars ont une aisance certaine dans la raquette! Mais nous parvenons à gagner ce match, sur un score que nous n’avons pas noté. Le soleil commençait à bien taper…
A force de bouffer des barres vitaminées ça m’avait quand même bien ouvert l’appétit tout ce sport. Je crois que la dernière fois que je me suis levé un dimanche matin pour en faire, ça remonte à… Putain non je me suis jamais levé un dimanche matin pour aller faire du sport! Ça y est, le coup de déprime s’installe, cette révélation choquante me laisse sans voix. Mais c’est sans compter sur Anne qui se charge d’aller au Döner du coin récupérer de la bonne bouffe turque, ce qui fait partie du plan machiavélique pour gagner la compétition! Au vu des résultats des joueurs de la coupe d’Europe, on se dit que le secret est peut-être dans le pain à la viande… Nous nous installons sous un très bel érable qui nous dispense toute l’ombre que peut nous apporter son merveilleux feuillage… Ça y est, je bois un coup et mon délire passe!
14h: cette fois, nous nous retrouvons face aux Jumpy, qui semblent sponsorisés par la Caisse d’Epargne. Oh putain, mon sang de banquier populaire ne fait qu’un tour, et on a chippé un max de noisettes à ces écureuils bondissants! Encore une fois, on a oublié le score, mais seul le résultat compte, et c’est encore une victoire! La paire Luca(s) fait des merveilles du haut de leurs 5 ans!
14h40: dernier match de poule, où nous affrontons les Rescapés de Chica Land. Chica Land? Vite, internet! Alors c’est en fait plein de trucs bien divers, je ne vois pas vraiment le rapport avec l’équipe. En tout cas, leurs déguisements à base de tronches amochées et de membres blessés sont sympas! Ils jouent vite et bien, mais le trio de tueurs de Slam Drunk les met en déroute! Victoire 12-6.


On termine 1ers de la poule B! Ce qui nous donne un accès direct pour la finale, qui se déroule à 17h20. Bon, on a que 2h50 à tuer! On retourne sous le magnifique érable aux branches ployant silencieusement sous le doux vent de cette chaude journée d’été, et nous somnolons comme les larves que nous sommes.
Et à 17h20, nous sommes frais pour la confrontation ultime, le choc des titans: Slam Drunk contre Lentza Spälter (un terme alsacien qui signifie fendeurs de lentille, et qui en gros veut dire gros radin. Et ouais j’ai encore fait des recherches!). Cette fois-ci, plus de demi-terrain, va falloir courir! La tension est à son comble, les fans sont hystériques, les filles jettent leur string, et nous entrons dans l'arène. Face à nous, des adversaires bien déterminés que nous n’allons pas laisser nous bouffer. Ce match de 8 minutes est le plus claquant de tous, et le trio Jimmy-Julien-Claude fait encore des étincelles. Je les aide du mieux que je peux, mais c’est clair qu’ils maîtrisent! On marque, on ne lâche pas, et on ne se fait jamais remonter. Les combinaisons s’enchaînent, et au terme d’un match éprouvant, nous nous retrouvons propulsés champions du monde de Reiningue! (ouais j’ai oublié le score, et alors?) Liesse, champagne, femmes dénudées, on se croirait revenu dans la Rome antique! L’orgie dure jusqu’à 10h du matin le lendemain… Ah non, on me fait signe que je dois me gourer, en fait on rentre avec les mioches, un bain et au lit. Héhé…


Sinon un grand bravo aux organisateurs qui ont fait un boulot remarquable pour que cette journée se passe de la manière la plus conviviale possible, et big up à toutes les équipes déjà citées, plus celles de la poule A: Pizza Face, Super five, les Conscrits, les Wackes, les Barbares, Super Zéro, Number one et Whisky Men. Mention spéciale pour les Super Zéro qui ont fait le show dans leurs tenues moulantes, et qui ont montré que les super-pouvoirs n’appelaient pas forcément de grandes responsabilités. Ils ont joué leur rôle à fond, et ça, ça se respecte!

lundi 23 juin 2008

STNC LIVE, FETE DE LA MUSIQUE DE COLMAR 2008

Samedi 21 juin 2008

La fête de la musique, c’est toujours l’occasion de découvrir des artistes plus ou moins talentueux, de s’en payer une bonne tranche et de faire des découvertes plutôt sympathiques. Avec un battle de break-dance, du death métal à tous les coins de rue, des instru de hippies ou encore de la chanson française bien de chez nous , le cru 2008 servi à Colmar était encore une fois bien éclectique, et la foule était encore nombreuse pour savourer tout ça!
C’est dans ce maëlstrom sonore que j’ai retrouvé les STNC (pour Some Things Never Change), où j’ai découvert le moi profond d’un collègue que j’ai plus l’habitude de voir en costard qu’en punk nerveux! Comme quoi, les apparences sont trompeuses, et le banquier est fourbe… C’est rue des Têtes que les STNC vont nous gratifier de trois sets de 45 minutes, qui vont être bien rock’n’roll et qui vont dérider les vieilles guiboles!

Fred est donc au chant, et il assure pas mal dans un registre anglais qui lui va plutôt bien, accompagné d’un jeu de scène bondissant dont il a le secret. Il livre des compositions personnelles et se livre à l’exercice des reprises, notamment avec le Letters to you de Finch. Le style est agréable et dynamique!
A la guitare, on retrouve Astero et Beatles, qui se complètement bien et qui parviennent à donner un univers sonore relativement homogène. Le son est punk, et ça bouge bien, avec quelques cris bien death métal de temps en temps qui font contrepoint à la voix plus posée de Fred!


A la basse, Matt assure un max et nous gratifie d’un set d’excellente tenue. J’ai un faible pour la basse qui est pour moi un instrument capital, même si elle semble parfois noyée dans la masse. Mais sans elle, la musique perd de son ampleur, et Matt était là pour régler tout ça!
Mais celui qui m’a le plus scotché, c’est leur batteur Nico (à mon avis, c’est pas un hommage à Steven Seagal), qui possède une maîtrise vraiment radicale de son instru. Vif, précis, il a enchaîné les morceaux avec une énergie incroyable qu’il a réussi à canaliser de la meilleure manière qui soit. Ses solos étaient un régal, et toute sa prestation était géniale! A mon avis il devait être bien mort après le concert, mais ça en valait vraiment la peine!
Un concert réussi dans un cadre plutôt modeste, puisque la fête de la musique n’est pas un exercice évident, tant au niveau du matériel que des spectateurs. Mais STNC est parvenu à capter un public, qui est resté tranquillement pendant toute la durée du set auquel j’ai assisté. Les grands-mères ont un peu tiré la gueule, mais c’est toujours un signe de qualité!
Après leur réussite en plein air, STNC sera bientôt à l’affiche au Grillen de Colmar, et le passage dans cette salle de référence pour la musique actuelle risque de prendre encore une autre dimension… Groupies en folie, fans déchaînés, punk attitude, ça va faire mal!

lundi 16 juin 2008

DO YOU KNOW KURYAKIN?


Samedi 14 juin 2008


Soirée très Moog ce samedi à l’O.P.A. à Paris, où l’association Kuryakin organisait une nuit placée sous le signe de l’électro qui fait bouger tes jambes! 6 prestations au programme pour des heures de trip musical varié et solidement mené from dusk till dawn, habillé par des montages de films bien fun et hypnotiques où les morts-vivants se joignent aux pilotes futuristes pour marquer le tempo! !
Premier à se jeter dans l’arène, DJ Paris Exotic Store qui effectue un set electro moog bien dansant, et qui est bien déterminé à assouplir les jambes rouillées! Pas facile de faire le chauffeur de salle, mais l’expérience est là et la mission est menée à bien!
Il est suivi par Chazam et Xtra Systols, qui poussent la chansonnette sur des sonorités electro bien claquantes et vraiment entraînantes! Une performance atypique et groovy où le public ne s’est pas trompé, le côté absurde totalement assumé plaçant la performance bien haut! L’aisance scénique des trois gaillards a submergé la foule, et le set tonique s’est achevé non sans regrets…

Mais DJ Supakouglof était dans la salle, et il a remis les pendules à l’heure avec un mix résolument funky dont il a le secret, mariant l’electro au disco avec l’assurance et le moelleux caractérisant le dessert dont il s’est fait l’emblème, et sans raisins s’il vous plaît! Une démarche résolument old school avec des morceaux sortis de nulle part dénichés aux 4 coins du monde, Supakouglof est un globe-trotter qui maîtrise autant les titres méconnus de Boney M que le funk turc des années 70!


Tendance plus breakbeat avec l’arrivée de Krib qui a trituré ses machines démoniaques pour donner corps à un set aux sonorités bien métalliques, faisant affluer le sang dans les guiboles avec un BPM haletant qui t’empêche de t’asseoir!
Il passe le relais à Klatentwiz qui incendie la foule avec ses constructions/déconstructions sonores bien barrées, qu’il ne manque jamais de saupoudrer d’une pincée de Parkinson pour maintenir le public à la verticale. Un set étonnant pour un artiste imaginatif, qui parvient même à allier mixage et accordéon pour un résultat unique! Tout en se cachant derrière son petit air de Resident, il en a profité pour bien se lâcher le bougre!

Spermir + Frère Yvan achèvent d’emballer le tout en produisant un son techno résolument axée dance-floor qui déride totalement les jambes lourdes, et la soirée s’achève aux aurores, les guiboles flageolantes et le cœur vaillant. Pour les Parisiens qui ont des fourmis dans les jambes, un conseil: suivez l’évolution Kuryakin…

dimanche 1 juin 2008

FESTIVAL AUDIORUSH 2008


Samedi 31 mai 2008


Ce matin, je me suis réveillé avec les oreilles qui saignaient. Normal, j’étais au festival Audiorush d’Aspach-le-Haut. Au programme de cette quatrième édition, 6 groupes pour une soirée qui a fait du bruit!
On est arrivé à la bourre avec Reb Brown et Mother Firefly, du coup on a raté le premier groupe, Utopic Potatoes, qui a ouvert le bal avec ses reprises métal. On a débarqué en plein set de The Smiley’s avec leur pop-rock relativement soft comparé au déferlement qui allait suivre. En fait, The Smiley’s constituait la partie douce de ce festival, puisqu’il était avant tout dédié aux fans de death métal.
Dire que mes tympans ont souffert serait un euphémisme, mais j’ai tenu bon face au rapcore d‘Ekows, un groupe de Saint-Louis bien dynamique qui a commencé à canaliser l’énergie du public. Le mélange rap et harcore est surprenant! Pas du tout mon genre, mais je devais aller jusqu’au bout…
Evok Hate est venu tout droit d’Antibes pour ce concert, et ils ont déversé leur deathcore ravageur tout en s’amusant avec le public. J’ai encore bien morflé cette fois, mais leur aisance scénique et leurs qualités techniques sont indéniables, et les amateurs ont dû trouver leur compte!


La suite a vu Fall of Death envahir la scène pour un set endiablé, mais qui a vraiment trop tiré en longueur. C’était du métalcore tout ce qu’il y a de plus énergique, et le résultat m’a encore une fois vrillé le crâne! Mais il fallait que je reste…
Et enfin, le grand moment est arrivé! Trypanon est entré sur scène, avec un Cyril qui affrontait bravement la foule pour son premier concert! Un moment que je ne pouvais absolument pas rater! Trypanon est composé de Maxime au chant, Thomas à la batterie, Cyril à la basse, et Arnold et Jean-Michel à la guitare. Je suis loin d’être accro au death métal, mais voir ce groupe évoluer sur scène était pourtant prenant! Maxime a gueulé avec toute son énergie, Thomas s’est défoulé comme un dingue sur sa batterie, Jean-Michel a caressé sa gratte avec une expérience assez hallucinante, et Cyril a maîtrisé sa basse avec une volonté de fer! Mais le prix spécial revient à Arnold, qui nous a proposé un jeu de scène bien à lui, créant un effet résolument dynamique pour l’ensemble du groupe. Bien à l’aise sur scène, il dialogue avec son public et ne perd jamais son sang-froid, même quand une corde claque! La grande classe péruvienne quoi…
Un festival que je ne verrai qu’une fois dans ma vie donc, mais dont l’organisation efficace devrait ravir les fans de death métal, qui se donneront probablement rendez-vous l’an prochain.

lundi 26 mai 2008

LABEL DANSE 2008

Samedi 24 et dimanche 25 mai 2008


Cette manifestation annuelle ne doit pas être prise à la légère à cause de son côté excentré des grandes villes, car elle est un moment important sur la scène culturelle alsacienne. Basée à l’espace Léo Lagrange à Wittenheim depuis 2 ans, et forte d’une expérience de 15 ans ayant permis d’aboutir à sa forme actuelle, elle propose un programme éclectique qui progresse dans un enchaînement fluide. Le spectacle est à la hauteur des ambitions et des moyens mis en œuvre, et les 2h30 de danse sont tout ce qu’il y a de plus captivant!

Avec 30 groupes qui se sont succédés, et environ 350 danseurs sur scène, cette édition est l’aboutissement d’une année de travail intensif qui se concrétise en mêlant l’énergie et la grâce. Le leitmotiv du spectacle est basé sur James Bond, en suivant une espionne chargée de recruter aux quatre coins du globe les meilleurs danseurs. La musique intemporelle de Monty Norman capte immédiatement l’attention, et est prometteuse de moments bien énergiques!
Le show débute par des petits bouts accros à la danse orientale, et c’est toujours un bonheur de les voir évoluer avec un mélange de concentration et de bonne humeur affichée! Les chorégraphies de Ghizlaine Elbayad sont vives et rythmées, et les enfants ont assuré sur des morceaux de Rihanna, Mika ou encore Pussycat Dolls. Des enfants très présents à travers tout le spectacle, puisque pas moins de 10 tableaux (sur 30) les voient envahir la scène! Jazz, danse moderne, flamenco… Un régal! Pour la petite anecdote, une petite fille ressemblant furieusement à Abigail Breslin (Little Miss Sunshine, ça vous parle?) ne pouvait qu’apporter encore plus de crédit à ce spectacle!
Les ados se partagent 8 séquences et créent des chorégraphies plus complexes signées Frédéric Cano, Francine Koehl et toujours Ghizlaine Elbayad, pour un résultat détonnant et vif ( sur Gimme More de Britney Spears, Slow down Baby de Cristina Aguilera…). Certaines font preuve d’une expérience de plusieurs années déjà, et la qualité des chorégraphies s’en ressent. Je dis certaines parce que les gars sont très rares, mais ils ne vont pas tarder à se manifester… Je m’attendais en fait à un petit spectacle sympathique, et je me suis retrouvé devant un travail de très haute qualité qui m’a bluffé à plusieurs reprises!
Les adultes ont composé 13 tableaux qui allaient de l’afro à la valse, en passant par la danse grecque ou le flamenco. Une pluralité culturelle bienvenue qui colle complètement à l’aspect tour du monde de notre espionne de choc! Les rythmes changent, les costumes se diversifient, mais l’ambiance est toujours dynamique… L’esprit latino d’Isabelle Juanes, la rock attitude de Christiane et Robert Kaszewski, le profil grec de Georgia Pequignot, ou l’ambiance jazzy de Fabienne Siedlaczek, le mélange est très agréable et offre une vue d’ensemble des tendances actuelles dans le milieu de la danse.
J’ai gardé le meilleur pour la fin, car j’ai un faible pour le hip-hop, et bien qu’il ne bénéficiait que de 2 tableaux, c’était suffisant pour déchaîner la foule! Les enfants et les ados se sont emparés de l’espace pour des figures acrobatiques délirantes et des chorégraphies géniales! Guillaume Frantz et Karim Bouziane (qui ont quand même participé aux championnats du monde l‘an passé avec le crew suisse Ruff‘N‘X…) chapeautent l'équipe de la MJC de Bollwiller pour un résultat totalement électrisant qui renoue avec l’aspect sauvage et fondamental de la danse! Une bonne grosse claque que nous ont mis ces jeunes bourrés de talent et d’énergie!
Le public très nombreux (pour la première fois de son histoire, Label Danse était à guichet fermé ce samedi soir avec 500 personnes!) a activement participé en encourageant tous les danseurs tout au long de la soirée, avec des cris d’hystérie de certains parents qui ont achevé de faire de cette soirée un très grand moment convivial, et une vitrine vraiment réussie de la scène alsacienne!




P.S: bravo à Ludo et Daphné!

lundi 14 avril 2008

SMACKDOWN WRESTLEMANIA REVENGE TOUR


le 13 avril 2008 au Zénith de Strasbourg


Ça y est, le grand jour est arrivé! Ce soir aura lieu le show de la WWE au zénith de Strasbourg! Reb Brown, Fred, Fassnacht, Shystrack(½) et moi nous rejoignons à l’entrée du plus grand zénith de France, et la première bonne surprise est l’efficacité des organisateurs dans la gestion de cette foule de 9000 personnes. Arrivés sur place à l’ouverture des portes (17h), nous restons dans la file d’attente à peine 20 minutes avant d’enter dans l’immense hall. Ensuite, l’entrée dans la salle est une pure formalité, et des hôtesses nous accompagnent jusqu’à nos sièges! C’est pas beau ça? En entrant dans cette salle, la vision de cette foule est tout simplement impressionnante, et le ring semble très petit par rapport à la télé! Mais nous sommes relativement bien placés puisque nous sommes situés dans les premiers gradins. L’ambiance s’annonce énorme, et les WOO fusant de toute part rendent hommage au vétéran Ric Flair
19h pile. Les lumières s’éteignent, la clameur monte, et le général manager Theodore Long fait son entrée. Sous une foule déchaînée, il annonce le main event et les stars qui participeront au show, puis repart pour que le spectacle commence.

Le premier match est un combat double pour le titre (!) opposant les actuels champions The Miz et John Morrison à Jimmy Wang Yang et Shannon Moore. Le résultat est un combat rythmé qui fait office de mise en bouche agréable, même si les champions repartent évidemment avec leurs ceintures. Le spectacle se déroulant en France et n’étant pas diffusé aux Etats-Unis, il ne fallait surtout pas s’attendre à des retournements de situation et des changements de titre! Ce show est uniquement destiné à montrer le savoir-faire des lutteurs dans un contexte finalement inoffensif…Mais on ne va pas faire la fine bouche quand on peut avoir des superstars de la WWE en live!
Puis 3 catcheurs entrent sur le ring pour un combat très spécial, puisque le vainqueur sera le premier à faire un tombé, sur n’importe lequel de ses adversaires! Ce sont les catcheurs ECW Kenny Dykstra, Kofi Kingston et Shelton Benjamin qui s’affrontent dans un match plutôt sympa, avec une première alliance entre Dykstra et Benjamin pour régler son compte à Kingston. Puis les alliances vont changer, et finalement, Kingston remporte le match en effectuant un tombé sur Dykstra.
C‘est à un combat d’amazones que l’on a ensuite droit, avec la méchante brune Victoria contre la sublime blonde Michelle McCool. Par contre le rythme n’est pas le même, et les multiples clés de jambes de Victoria commencent à être lassantes. Michelle McCool subit les assauts de son adversaire, mais parvient à retourner la situation et à remporter le match.


C’est ensuite à un autre affrontement ECW que l’on a droit, avec Tommy Dreamer contre Mike Knox. La ECW est une autre fédération de catch, qui s’associe avec la WWE à l’occasion. Le combat est rude et certains coups claquent vraiment! Les deux hommes y vont vaillamment, et Dreamer parvient à gagner ce match et est applaudi par une salle conquise.
Puis Zack Rider et Curt Hawkins arrivent sur le ring, et une musique celtique retentit dans l’arène. C’est l’arrivée de Finlay avec son petit partenaire Hornswoggle! Le catcheur irlandais va faire équipe avec Jimmy Noble, tandis que le nain Hornswoggle prépare 2-3 plaisanteries pour leurs adversaires! Le combat s’avère vraiment bien, dans une ambiance bon enfant (Hornswoggle et ses pistolets à eau!) et offrant un spectacle de qualité. Je ne m’attendais pas à grand-chose de Noble, mais il a effectué quelques mouvements vraiment impressionnants, notamment lorsqu’il s’est jeté à l’extérieur du ring. La victoire est donc revenue à la sympathique équipe Finlay-Jimmy Noble, qui a été très appréciée par la foule, tout comme Hornswoggle évidemment!


Après un entracte très court, les combats reprennent. Le champion des Etats-Unis MVP n’y va pas de main morte et après avoir cité les noms de Zidane, Ribéry, Henry et d’autres footballeurs français connus, il déclare simplement que ce sont des losers! La réaction dans la salle est énorme! Puis Matt Hardy fait son entrée sur le ring sous les cris de la foule. Le combat est morcelé comme d’habitude par les multiples sorties de MVP, qui refuse l’affrontement comme dans la plupart de ses matches. Puis le combat reprend, mais la déception vient de Matt hardy qui n’effectuera pas son fameux saut depuis la troisième corde… Sinon la victoire lui revient quand même, mais sans changement de titre (lire plus haut) puisque ce sera par disqualification. MVP voyant le match lui échapper se contentera de frapper Hardy avec une chaise, ce qui lui permettra de repartir avec sa ceinture.


Et le moment tant attendu arrive enfin, un combat à 6! Le premier à faire son entrée est le Great Khali, et sa stature est réellement impressionnante. Le lutteur indien mesure 2.21m, et entre aisément par-dessus la 3ème corde. C’est ensuite au tour du très gros Mark Henry d’arriver, suivi du très prétentieux Edge. Du côté des bons, le Big Show arrive en premier, et ses 2.16m le mettent quasiment à égalité avec Khali! Plus massif que l’indien, son arrivée est tout aussi remarquable! Puis Batista entre sous une foule déchaînée, le colosse étant très populaire. Et soudain, les lumières s’éteignent! L’Undertaker entre en scène! Un moment intense où le champion du monde arrive avec cette musique mortuaire énorme et ce look ténébreux inimitable! La foule est ravie, et le match peut commencer. Un main event de qualité, qui verra la victoire des « gentils » après un match de haut niveau. Et l’Undertaker repartira sous les ovations de la foule avec sa ceinture…
Même si les matches ne pouvaient pas offrir de surprises, le résultat de ce Smackdown Wrestlemania Revenge Tour est plutôt bon. Sans atteindre la qualité d’un événement comme il s’en passe aux Etats-Unis (c’est loin d’un Wrestlemania!), le fait de pouvoir assister à des combats de cette fédération mythique est assez rare pour offrir une satisfaction certaine! Et surtout, voir l’Undertaker en live est un événement indescriptible…

mercredi 9 avril 2008

ARLETTE GRUSS: MIRAGES





En tournée à travers la France jusqu'au 16 novembre (+ d'infos sur http://www.cirque-gruss.com/)

Actuellement à Mulhouse jusqu'au 13 avril, à Colmar du 15 au 23 avril, à Strasbourg du 26 avril au 14 mai


Créée en 1985, la compagnie Arlette Gruss s’est rapidement fait une réputation dans le monde du cirque en proposant un programme qui, sans tourner le dos aux traditions, se focalisait également sur la nouveauté. C’est ainsi que chaque année, le spectacle est entièrement renouvelé, afin d’offrir de nouvelles sensations, et permettant aussi de fidéliser le public. Le pari est réussi, et Arlette Gruss fait partie des grands noms du spectacle, aux côtés de Zavatta, Bouglione ou Medrano.
Le titre passe-partout de Mirages recouvre en fait une volonté de glisser dans une atmosphère mêlant réalisme et onirisme, avec pour point de départ l’Arbre de Vie, symbole universel totalement adapté au dynamisme et aux prouesses des artistes qui vont faire rêver le public pendant 2h30. Et oui, le spectacle est long, ce qui ne l’empêche pas de maintenir une qualité exemplaire! Ainsi, l’enchaînement des numéros est vif, et à part l’entracte obligatoire et traditionnel, l’attention ne se relâche quasiment pas. Pour ma part, je ne suis pas super fan des numéros de dressage, mais la différence d’appréciation entre ce que vous pouvez voir sur un écran de télé et ce que vous vivez à quelques mètres est très différent; même s’il n’évite pas les répétitions, le numéro avec les chevaux reste impressionnant, surtout lorsqu’ils se dressent sur leurs pattes arrières. Ce n’est qu’en le voyant directement que l’on se rend compte de la prestance de l’animal et de sa taille finalement très imposante!
Laura-Maria Gruss, petite-fille d’Arlette, a quant à elle mené ses poneys avec une fougue et un professionnalisme assez surprenant pour une petite fille de 8 ans! Ca doit bien être génétique tout ça finalement… On a pu voir aussi des chameaux, des zèbres, un magnifique tigre blanc, des éléphants impressionnants, bref toute une ménagerie habituelle mais qui gagne à être vue sur scène (ou sur piste plutôt).


Mais le cirque, c’est avant tout le lieu propice à toutes les acrobaties, et le programme proposé est étonnamment riche et varié. Dès l’entrée, ce sont Maryna et Sergeï Baryshnikov qui offrent un numéro d’équilibristes étonnant alliant sensualité et force physique. La beauté des figures enchaînées alliée à ce sol recouvert d’eau produit un effet poétique fort, et la magie opère dès les premières minutes.
La suite ne démentira pas cette entrée en matière, et l’un des numéros les plus remarquables est certainement celui de la troupe acrobatique de Zun Yi, dont la bascule offre des possibilités insoupçonnées! Les performances réalisées ici sont époustouflantes, notamment lorsqu'on voit la maîtrise avec laquelle les plus jeunes se jettent dans les airs! Le numéro du globe aérien est quant à lui inédit, et voit Sergeï Baryshnikov (encore lui!) accompagné de Linda Biasini-Gruss et de sa soeur Marisa Biasini s’envoler pour une chorégraphie étonnante… A 6 mètres du sol, ils vont effectuer un numéro magnifique qui va les voir évoluer autour et dans ce globe de métal, avec des figures de gymnastique d’une grande maîtrise. Encore un numéro empreint d’une bonne dose de poésie, intensifiée par l’orchestre omniprésent.



Sinon, c’est un trublion nommé Barto qui s’occupe des transitions, et il le fait d’une manière inimitable et vraiment drôle. Ce contorsionniste est un véritable phénomène, et il promène son physique longiligne en le soumettant à des exercices bien étranges et qui ne manqueront pas de vous faire exploser de rire! Il utilise comme personne les objets usuels, et notamment un cintre… Il faut vraiment le voir!
L’équilibriste Xie Shan est tout simplement hallucinante, et pourrait en remontrer à de nombreux danseurs de hip-hop! Son numéro d’équilibre sur un bras est une merveille, et en plus, elle ne s’arrête jamais de sourire, comme si tout cela était enfantin pour elle!
Un autre numéro incroyable (ça s’enchaîne je vous dis!) est cette scène se déroulant à 7 mètres de haut, où une jeune femme, Miss Kaï, se prépare tranquillement pour une sortie, maquillage, coiffage et tout… Le seul truc, c’est qu’elle fait tout ça à l’envers, la tête en bas. Mais elle marche réellement, levant bien ses pieds du sol inversé, et elle ne tombe pas! Système d’aimantation? Même pas sûr en fait, en tout cas c’est vraiment étonnant!
Rajoutez à cela des trapézistes (les virevoltants Flying Michael), le clown Mathieu, ou encore Kevin Gruss qui se la joue The Crow dans un numéro de sangles élastiques de très haut niveau, et vous obtiendrez un spectacle époustouflant qui ne peut que vous enchantez! Avec des décors très travaillés, des costumes originaux et une musique véritablement envoûtante, tout est fait pour que vous passiez un moment véritablement hors du temps. C’est ça, la réussite des Mirages…